Bertrand Boysset Le Conselh general Arles
1355-1415
La vie et les oeuvres techniques d'un arpenteur médiéval
Notes
Partie II, ch. 5 : Le bornage
 

 

 

  PEROT (Francis), " Les médailles coupées d'Auguste et d'Agrippa ", dans Revue des traditions populaires, 1911, p.347. LEDIEU (Alcius), " Marques de propriété en Picardie ", dans Revue des traditions populaires, 1902, p.334. LALOY (L.), " Marques de propriété dans le Jura et en Alsace ", dans Revue des traditions populaires, 1904, p.274-275.
   
  Voir POULLE (Emmanuel), " Les instruments astronomiques de l'occident latin au XIe et XIIe siècles ", dans Cahiers de civilisation médiévale, 1972, p.27-40 ainsi que les autres travaux de cet auteur cités dans la bibliographie.
   
  Ch. T4. C'est un moyen de mémorisation que l'on retrouve dans l'Ouest de la France, cf. 987-1987. Orléans, les premiers capétiens, Orléans, 1987, une étude d'Olivier Guyotjeannin, p.31-32 de ce catalogue d'exposition signale l'usage de la paumée donnée aux enfants pour servir de moyen de remembrance au Xe siècle dans le Centre-Ouest. Jean-Pierre Brunterc'h dans Le Moyen Age (Ve-XIe siècle), Paris, Fayard, 1994 (Archives de la France, t.1), p.409-411, donne un bon exemple de cette pratique, à Les Préaux [Eure] en 1035 trois jeunes témoins d'une donation reçoivent un permaximum colaphum pour mieux se souvenir. La loi des Ripuaires prescrit de donner des gifles et de tordre les oreilles aux jeunes témoins d'après Du Cange s.v. Alapa.
   
  Breviari d'amor, vers 18290-18301. Voir aussi le sermon Ad Agricolas rédigé au XIIe siècle par Honorius Augustodunensis, il enjoint aux paysans de ne pas outrepasser les limites des champs, P. L., t.172, col. 866. De façon générale des interdits fort lourds pèsent sur les bornes comme l'ont noté les ethnologues et les folkloristes. En Bretagne le voleur de terrain est, une fois trépassé, condamné à revenir la nuit à l'endroit où il a déplacé la borne en demandant " où la mettre ? " jusqu'à ce qu'un vivant lui réponde. Dans les Côtes du Nord il est délivré seulement si la réponse lui est faite 101 ans après sa mort, à Piriac [Loire Atlantique] l'âme n'est libérée qui si le voisin lésé vient indiquer l'endroit où remettre la borne, d'après P.Y. Sédillot, Le folklore de la Bretagne, Paris, 1968, t.2, p.245-247.
   
 

PIGANIOL (André), Les documents cadastraux de la colonie romaine d'Orange, Paris, CNRS, 1962. SOYER (Jeanine), " Les centuriations de Provence ", dans Revue archéologique de Narbonnaise, 1973, p.197-230 et 1974, p.179-199 ; comme Roger Livet dans Habitat rural et structures agraires en Basse-Provence, Aix, 1962; constate la répartition de champs de dimensions homogènes sur toute la région qu'il étudie, l'A. pense qu'il s'agit là d'une persistance de la centuriation. BENOIT (Fernand), " Le développement de la colonie d'Arles et la centuriation de la Crau ", dans Comptes-rendus de l'Académie des inscriptions et Belles Lettres, 1964, p. 156-169. CHOUQUER (Gérard), FAVORY (François), Les arpenteurs romains, théorie et pratique, Paris, Errance, 1992, (Archéologie d'aujourd'hui).

   
  Arles, arch. comm., AA14, fo. 109-111V.
   
 

NICOLLET (F.N.), " Limites des territoires d'Arles et des Baux au XIIIe siècle ", dans Bulletin de la société des amis du vieil Arles, 1910, p.134-141.

   
  ACOVITSIOTI-HAMEAU (Ada), " Le bornage. Premiers résultats de prospections et d'enquêtes dans le canton de la Roquebrussane [Var] et ses environs ", dans Territoires, seigneuries, communes : les limites des territoires en Provence. Actes des 3e journées d'histoire de l'espace provençal. Mouans-Sartoux, 19 et 20 avril 1986, Mouans-Sartoux, 1987, p.169-181.
   
  C'est un usage très répandu de borner les champs à l'aide d'espèces d'arbres ou d'arbustes que l'on plante dans les haies ou sur les limites. Voir par exemple les cartes établies par Xavier Ravier dans Atlas linguistique et ethnographique de la France. Languedoc occidental, Paris, CNRS, 1979-1993, qui indiquent l'usage de cognassiers. Arnold van Gennep, " Les marques de propriété dans la Lozère ", dans Revue des traditions populaires, 1903, p.588-592, signale celui des frênes ou des aubépines.
   
  Arles, arch. comm., AA14, fo. 111V-112.
   
  CHEDEVILLE (André), Chartres et ses campagnes (XIe-XIIIe siècles), Paris, Klincksieck, 1973, p.164-165.
   
  Arles, arch. comm., DD89, fo. 83 à 137, délimitation des patis de la Julliane, du Julianon et du Vaccarès en 1465-1466. Pâturages situés autour de l'étang de Romieu. Voir aussi FF103 à 109, visite générale du terroir de la Camargue (1319-1501), PV de visite rédigés pour parvenir au bornage des territoires de la commune d'Arles et des terres appartenant au seigneur du Baron. Le procès a lieu vers 1430. Arles, bibl. mun., ms. 492, p.91, copie par Véran de la carte du bornage des terroirs d'Arles, Montmajour et Castellet fait par Pierre d'Acigné grand sénéchal de Provence en suite de la sentence du 19 mars 1419.
   
 

Je donne ici un exemple de la façon dont les biens sont décrits dans les cadastres d'Arles de 1425 à 1461. Les cotes sont celles des archives communales d'Arles.

CC4 à CC9 terrier de 1425-1431 (sauf paroisse Saint-Laurent). CC4 : cadastre de Notre Dame la Major. Fo. 1 : " Siec se los nons et los sobre nons de las personnas demorans an la paroquia de la Major de la cieutat d'Arle e las designacions per els fachas de lur possessions que possesisson tant denfra la dicha cieutat d'Arle come de son terador vo destrech an los confrontz e las sensas d'aquelas e los nons d'aquels a qui fan sensas. " Fo. 22 : " Item una vinha pausada en Camarge pres do camin de Forcas en sus contenent una cartayrada e mieja vo entorn. Confronta anbe lo camin de Forcas e anbe la levada e anbe la vinha de Johan Laydet hotelier e anbe la vinha de Bertrand de Lambesc, la qual fa de sensa quascun an a l'arquiescat d'Arle tres denies corrent pagadors quant hon vindimia la vinha, e la seysena part de los frucs que si porta a l'arquiescat per la decima spiritual. " Classé par paroisse et par contribuable.

CC12/15/17/18 terrier de 1437 (incomplet). CC12, f°14 : " Item doas catayradas de vinhas e miega en lo segonals de Trebons confrontant am la vinha de Johan Durant esam la levada dal segonal esam lo cros dich de Sedon e fa cascun an de censa lo jorn de sant Miquel a Johanna Alba V sols de coronat. "

CC13/14/16 terrier de 1450 (inachevé). CC13 : cadastre Saint Paul, paroisses Saint Julien, La major, Saint Gilles. Fo. 114 : " Item une autre vigne pausada en l'isle contenant doas cartairadas confrontant d'une part ambe la vigne des hoirs de Jehannin Bougaroni et an la vigne de Restanitus Baignol. Fa de censa a monsen d'Arle, meaille coronade. "

CC10/11 terrier de 1461 (incomplet, manquent 4 paroisses). CC10 : la major, Sant Julian, Saint Gabriel. Fo. 46 : " Item plus per una vinha a la Marselhesa en Trebons de IIas cartairadas confronton an lo camin reial de Thor et d'autra part anbe la vinha P. de Thonon Rebol. Fa de sensa VI denies a monsen Joan Arlatan. " Les biens ruraux sont localisés : quartier, confronts, estimation cadastrale, charges qu'ils supportent, superficie, composition.